ميلاد الغرب ومجده ونهايته

عبد المجيد بن محمد

الدولة السياسية: الثقافة، الديمقراطية، والشمولية

« يقضي الرجال نصف وقتهم في صنع القيود، والنصف الآخر في ارتدائها. » – أوكتاف ميربو

السلطة هي القوة القادرة على التأثير في أفكار الآخرين وأفعالهم أو السيطرة عليها. ويمكن استخدامها بشكل تعسفي وعنيف لقمعهم واستغلالهم. والقمع الداخلي أشد وطأة من العنف الخارجي، فهو يسجن الفكر، ويخضعه من الداخل عبر الثقافة. هذا الفكر يعيش من أجل استعباد نفسه.

كل نظام محافظ، ويتجلى ذلك في رهابه الأمني ​​وقوته القمعية، التي يستخدمها للحفاظ على قواعده وقوانينه وأنظمته تحت ستار الحقوق (الديمقراطية)، والقيم (الليبرالية)، والحضارة (اليهودية المسيحية)، التي يدعي أنها عالمية وعريقة.

السلطة تصنع الشمولية، ورد فعلها، المقاومة، هو عنف يُستخدم لتبرير رد فعلها على العنف. لم يكن هدف الثورات قط تدمير الدولة، بل استمرارها تحت سلطة جديدة.

استولت الثورة الفرنسية على العرش من الملك باسم الديمقراطية الشعبية، ثم أعادته إلى البرجوازية. لم تفِ قط بعهودها بالحرية والمساواة والإخاء.

استولت الماركسية على السلطة من رأس المال باسم العمال. ثم رسّخت نفسها عبر عنف نظام الحزب الواحد، وهو نظامٌ سيدوم إلى الأبد. ترفض الماركسية أي إمكانية لتداول السلطة أو الانتقال إلى مرحلة شيوعية عبر تدمير الدولة. الفوضويون مستعدون لتدمير الدولة لإقامة نظام قائم على الحرية، لكنهم يجهلون كيفية إدارته.

تشجع الديمقراطيات صعود الشعبوية، والامتناع عن المشاركة، والتضليل: المراقبة الرقمية والتحكم في الرأي العام عبر الثقافة والإعلام. التمثيل الديمقراطي مستحيل لأن القوة المالية تستحوذ على جميع شبكات النفوذ (الدينية، والفكرية، والاقتصادية، والسياسية، والإعلامية).

السلطة: العنف، والثروة، والمعرفة

« نحن محكومون بعملية لا تنتهي من إدارة… العنف » – كيسنجر

تؤمن الدولة إيمانًا راسخًا بأن سلطتها تحميها وتصونها من الشعب والدول الأخرى. وهي منشغلة فقط بالحفاظ على هذه السلطة وتنميتها. تمتلك السلطة ثلاث آليات:

العنف: لا تستطيع الدولة البقاء إلا بإدارة العنف الذي تُمارسه بنفسها. وهذا أمرٌ مُنحرف لأنها تُبرر عنفها كسبب مشروع لوجود الدولة باسم الشعب لإنقاذ الشعب من نفسه.

الثروة: جميع الموارد الطبيعية والبشرية والثروات ملكٌ للدولة، التي تتمتع بحق جباية الضرائب. وهذا يضمن لها سلطة الثروة التي ستُعيد توزيعها على نخبها وبيروقراطيتها لتعزيز نفوذها.

المعرفة: المعرفة مصدرٌ للسلطة، إذ تُسيطر على المعلومات، والثقافة، والتعليم، وعلم النفس، وعلم التحكم الآلي، والعلوم التكنولوجية.

السلطة الجديدة هي سلطة المعرفة، التي تُمارس سلطة الثروة والعنف. أصبحت السلطة الآن حكرًا على المعرفة. ساهمت شركات جوجل وأمازون وفيسبوك بنسبة 60% من التبرعات لأعضاء مجلس الشيوخ الأمريكي، الذين أصبحوا بذلك موظفين لديها، يسنون القوانين لصالحها. وقدّمت شركة نورثروب مليوني دولار لأعضاء مجلس الشيوخ؛ 43% للديمقراطيين و57% للجمهوريين. وهكذا، فإن الطبقة السياسية والإعلامية بأكملها في خدمة هذه الرأسمالية الجديدة.

تواجه السلطة دائمًا تحديين دائمين:

– التحديات الداخلية: عليها إدارة مؤسسات السلطة على جميع مستويات المجتمع، من خلال القوانين وقوات الشرطة والسجون لإنفاذها.

– التحديات الخارجية: عليها بسط نفوذها خارج حدودها بتصدير مشاكلها الداخلية إلى الخارج، مما يخلق الكراهية والأعداء، وبالتالي الحروب. المقاومة: الانتفاضة، والثورة، والانتفاضات، والسلمية. « كلمة الثورة كلمة تُقتل من أجلها، وتُستشهد من أجلها، وتُرسل من أجلها الجماهير العاملة إلى حتفها، ولكنها فارغة من المضمون. » سيمون ويل يتفاعل الشعب مع السلطة من خلال:

– الانتفاضة: يقوم بها متمردون عندما تبلغ الدولة ذروة ظلمها؛ انتهاكات حقوق الإنسان، والأوضاع الاقتصادية الهشة، والقمع. – الثورة: ينظمها فاعلون غامضون لا يملكون خطة لمستقبل المجتمع. تستغل هذه الثورة الإحباطات المتراكمة التي أصبحت لا تُطاق. – الثورة: هي قطيع من الضباع يزأر أمام الأسود. تسعى إلى إقامة نظام جديد ومؤسسات جديدة بتدمير النظام القديم.

– يؤمن المذهب السلمي بأن العنف غير أخلاقي، وأن الحلول السلمية ممكنة من خلال المسيرات والإضرابات والعصيان المدني. يمتلك النظام براعة في التسلل إلى هذه الاحتجاجات وتشتيتها لإسكاتها.

عبد المجيد بن محمد

 

I. Discussion du texte entre Aissa Mohammedi et Abdelmadjid Benmohammed ;

 

Aissa Mohammedi

Mon cher Abdelmajid , j’espère et j’attends de cet espace de discussion un rapport tonique avec les idées que vont charrier les uns ou les autres de nos articles , un rapport de » bonne sante » aurait dit Nietchez ,loin de toute complaisance stérile et de démarche infra-verbale improductive. Je choisis une discussion sans concession — pas pour agresser, mais pour creuser : j’évite les ronrons complaisants et j’attends la même rigueur en face.Disons de suite oui aux heurts d’idées, aux coupes franches et aux défis argumentés ; je reçois tout cela en fair-play, fidèle à l’adage de M. Nouaima : « من غربل الناس نخلوه ».

Cher ami ,je trouve que dans cet article ,au-delà de son intérêt et pertinence ,vous voulez nous vendre une épiphanie tragique : le pouvoir serait cet automate plébéien, fabriquant chaînes et résistances dans une boucle sans sortie. Noble intention, mais l’exposé s’effondre sous le poids de ses binarismes confortables et de ses métaphores recyclées — du « pouvoir = violence/ richesse/ connaissance » qui sonne plus comme une recette de manuel paranoide que comme une analyse vivante. C’est commode : réduire l’histoire à des forces atomisées évite la saleté des nuances, les compromis, les alliances contre-intuitives qui font la politique réelle. Bref, l’essai se contente de peindre le dragon ; il n’ouvre jamais la porte de l’écurie pour montrer qui nourrit la bête.

Première faille : l’essentialisme de l’État et la paresse théorique. L’État est décrit comme monstre unifié, homéostatique, omnipotent — oubliant que les États sont des palimpsestes d’intérêts contradictoires, de bureaucrates myopes, de fonctionnaires corrompus, d’experts anxieux et d’institutions qui se contredisent. Crier que « tout système est conservateur » est vrai comme slogan de manif’, mais faux comme proposition explicative unique : les systèmes incorporent aussi des logiques d’innovation, des clefs de fuite et des failles que des acteurs hétérogènes exploitent. La révolution n’est pas toujours reproduction mécanique du pouvoir ; parfois elle fracture des dispositifs jusque-là consolidés et crée des institutions réellement différentes — incomplètes, imparfaites, oui, mais nouvelles.

Deuxième faille : la théorie du complot soft. L’idée que « les élites intellectuelles de service » fabriquent des idées totalitaires pour asservir est une métaphore séduisante mais insuffisante. Elle confond capture et complicité consciente avec capture structurelle et intérêt matériel. Les intellectuels peuvent être bourgeois, serviles, critiques, inconsistants — mais souvent ils bataillent avec contradictions internes, rivalités et embarras éthiques. Réduire leur rôle à celui de prestidigitateurs de l’aliénation gomme les luttes idéologiques internes, les dissidences et les dissensus qui font avancer les idées.

Troisième faille : l’approximation historique et l’usage de l’exemple comme massue. Révolution française, marxisme, anarchisme, luttes anticoloniales — l’auteur les traite comme des acteurs interchangeables d’un scénario tragique : toujours le même rideau qui retombe. Cette lecture téléologique sacrifie l’analyse historique au profit d’une narration moralisante : oui, les révolutions trahissent parfois leurs promesses, mais parfois elles transforment radicalement les conditions matérielles (santé publique, droits civiques, redistribution). Une critique sérieuse aurait pesé gains et pertes, analysé la contingence et non récité des sentences.

Quatrième faille : la sur-simplification techno-capitaliste. Dire que Google, Amazon, Facebook « ont contribué à 60% » au financement politique et conclure que tout est acheté ferme la porte à l’étude des régulations, des contre-pouvoirs, des mouvements citoyens qui réapproprient la data. La connaissance comme « nouvelle puissance » est une piste fertile, mais elle demande une anatomie fine : qui contrôle quels algorithmes ? Comment les plateformes articulent-elles profit et gouvernance ? Simplement jeter des noms et des chiffres vagues donne au texte l’air d’un pamphlet informé sans fournir d’outil d’émancipation.

Enfin, la proposition normative — un « Art de la résistance cosmique » — est séduisante par son lyrisme mais creuse en stratégie. Connaître la connaissance, comprendre l’État, avoir un projet : triade impérative, certes, mais sans méthode elle reste manifeste poétique. On attend des instruments : comment socialiser la connaissance sans la bureaucratiser ? Comment fracturer les oligarchies de l’information sans retomber dans un État techno-autoritaire ? Comment construire institutions qui incorporent responsabilité et pluralisme ?

Conclusion tranchante : vous avez certainement raison sur la dynamique cyclique pouvoir/contre-pouvoir, et vous rappellez à juste titre que la culture peut être une prison plus sournoise que la contrainte physique. Mais la proposition s’essouffle quand elle se réfugie dans l’essentialisme, la colère générale et la rhétorique du complot. Pour transformer l’indignation en puissance émancipatrice, il faut quitter la métaphore guerrière et descendre dans l’usine politique : cartographier acteurs, mécanismes, dépendances matérielles et technologiques ; produire stratégies d’alliance transversales et institutions capables de rendre la connaissance commune plutôt que capitalisée. Sans cela, la « grandeur de la conscience » restera une belle formule à crier depuis la barricade — poésie utile, oui, mais qui ne suffit pas à recoudre le tissu déchiré du politique.

Réponse de A, Benmohammed

Mr. Aissa :

vous voulez nous vendre une épiphanie tragique : le pouvoir serait cet automate plébéien, fabriquant chaînes et résistances dans une boucle sans sortie. Noble intention, mais l’exposé s’effondre sous le poids de ses binarismes confortables et de ses métaphores recyclées — du « pouvoir = violence/ richesse/ connaissance » qui sonne plus comme une recette de manuel paranoide que comme une analyse vivante. C’est commode : réduire l’histoire à des forces atomisées évite la saleté des nuances, les compromis, les alliances contre-intuitives qui font la politique réelle. Bref, l’essai se contente de peindre le dragon ; il n’ouvre jamais la porte de l’écurie pour montrer qui nourrit la bête.

Première faille : l’essentialisme de l’État et la paresse théorique. L’État est décrit comme monstre unifié, homéostatique, omnipotent — oubliant que les États sont des palimpsestes d’intérêts contradictoires, de bureaucrates myopes, de fonctionnaires corrompus, d’experts anxieux et d’institutions qui se contredisent.

Abdelmadjid  :

je ne vends rien ici, je n’ai ni maitre ni disciple ni employeurs ni clients … à qui monnayer ma pensée … cette indépendance est la condition fondamentale pour partager sa penser. Ici c’est un partage, pas un marché … je ne fais qu’exprimer mon point de vue fondé sur la monstrueuse réalité historique du totalitarisme subit par l’humanité de part de TOUT État. Depuis la naissance  de la première cité jusqu’a ces jours ..Une réalité qui n’est ni idéologique ni idéaliste, elle est monstrueusement réalité ! Ceci est juste un court texte d’introduction et je développe  ma vision dans 6 tomes et maintenant 19 … pour assoir ma thèse … avec une approche  documenté sur des centaines de référence …

Aissa :

Crier que « tout système est conservateur » est vrai comme slogan de manif’, mais faux comme proposition explicative unique : les systèmes incorporent aussi des logiques d’innovation, des clefs de fuite et des failles que des acteurs hétérogènes exploitent.

Abdelmadjid : 

Je m’exprime mieux dans le chapitre sur la raison d’État … Les système sont TOUS sous le contrôle d’une élite (capital…) et la démocratie qui devrait permettre cette expression hétérogène est facilement démonté dans les démocraties modernes occidental : Pourquoi Macron comme Trump vont contre la volonté des peuples, choisissent de faire des guerres nullement dans l’intérêt de leur peuple …travaillent –il comme employés pour des lobby ???!!! tu connait trop bien le sénat américain ! la faille démocratique est analysé dans le tome sur le totalitarisme …

Aissa :

La révolution n’est pas toujours reproduction mécanique du pouvoir ; parfois elle fracture des dispositifs jusque-là consolidés et crée des institutions réellement différentes — incomplètes, imparfaites, oui, mais nouvelles.

Abdelmadjid

On a les révolutions françaises et russes comme exempne : Elles ont tourné dans une violence incroyable et elle ont juste fait changer le pouvoir de main ; en France pour le compte de la bourgeoise qui a éliminé le Roi et en Russie pour un état statlinien qui a éliminé aussi le pouvoir … passer du capitalisme au socialisme n’a jamais ramené plus de liberté au peuple, au contraire. Demandez à Soljenitsyne

 

 Aissa :

Deuxième faille : la théorie du complot soft. L’idée que « les élites intellectuelles de service » fabriquent des idées totalitaires pour asservir est une métaphore séduisante mais insuffisante. Elle confond capture et complicité consciente avec capture structurelle et intérêt matériel. Les intellectuels peuvent être bourgeois, serviles, critiques, inconsistants — mais souvent ils bataillent avec contradictions internes, rivalités et embarras éthiques. Réduire leur rôle à celui de prestidigitateurs de l’aliénation gomme les luttes idéologiques internes, les dissidences et les dissensus qui font avancer les idées.

Abdelmadjd :

L’intellectualisme est la chute de la philosophie dans l’idéologie et la l’idéalisme. Il faut les séparer des savants en science sociale …  qui essayent eux de faire des analyses critique des sociétés. Durkheim. Max Weber, Herbert Spencer. Pierre Bourdieu, Raymond Aron,.. n’ont rien a voir avec les Michel Onfray, Alain Finkielkraut,  Bernard-Henri Lévy

 

Aissa :

Troisième faille : l’approximation historique et l’usage de l’exemple comme massue. Révolution française, marxisme, anarchisme, luttes anticoloniales — l’auteur les traite comme des acteurs interchangeables d’un scénario tragique : toujours le même rideau qui retombe. Cette lecture téléologique sacrifie l’analyse historique au profit d’une narration moralisante : oui, les révolutions trahissent parfois leurs promesses, mais parfois elles transforment radicalement les conditions matérielles (santé publique, droits civiques, redistribution). Une critique sérieuse aurait pesé gains et pertes, analysé la contingence et non récité des sentences.

Abdelmadjid :

Je ne comprend pas les idéaux des révolution française (fraternité, égalité, liberté) ou ceux russe (combattre le capitalisme et s’approprier des outil de production..) ou même anarchiste … mais ca dans l’application qu’il y’ a une trahison de ces valeurs …et beaucoup de massacre de passage …

Aissa :

Quatrième faille : la sur-simplification techno-capitaliste. Dire que Google, Amazon, Facebook « ont contribué à 60% » au financement politique et conclure que tout est acheté ferme la porte à l’étude des régulations, des contre-pouvoirs, des mouvements citoyens qui réapproprient la data. La connaissance comme « nouvelle puissance » est une piste fertile, mais elle demande une anatomie fine : qui contrôle quels algorithmes ? Comment les plateformes articulent-elles profit et gouvernance ? Simplement jeter des noms et des chiffres vagues donne au texte l’air d’un pamphlet informé sans fournir d’outil d’émancipation.

Abdelmadjid :

Bien sur j’invente rien ; qui a la puissance aujourd’hui sinon les GAFAM !!!! les chiffres sont présenté dans le livre en détail … il faut pas oublier que ceci est juste un résumé d’introduction a qui on pose des questionnement qui sont traité dans les livres …

Aissa : 

Enfin, la proposition normative — un « Art de la résistance cosmique » — est séduisante par son lyrisme mais creuse en stratégie. Connaître la connaissance, comprendre l’État, avoir un projet : triade impérative, certes, mais sans méthode elle reste manifeste poétique. On attend des instruments : comment socialiser la connaissance sans la bureaucratiser ? Comment fracturer les oligarchies de l’information sans retomber dans un État techno-autoritaire ? Comment construire institutions qui incorporent responsabilité et pluralisme ?

Abdelmadjid : 

Je ne peux répondre à cette question dans ce court article ! il y’a 400 page pour parler de la conscience cosmique … le dernier mystere et dernier salut de l’humanité …

Aissa : 

Conclusion tranchante : vous avez certainement raison sur la dynamique cyclique pouvoir/contre-pouvoir, et vous rappellez à juste titre que la culture peut être une prison plus sournoise que la contrainte physique. Mais la proposition s’essouffle quand elle se réfugie dans l’essentialisme, la colère générale et la rhétorique du complot. Pour transformer l’indignation en puissance émancipatrice, il faut quitter la métaphore guerrière et descendre dans l’usine politique : cartographier acteurs, mécanismes, dépendances matérielles et technologiques ; produire stratégies d’alliance transversales et institutions capables de rendre la connaissance commune plutôt que capitalisée. Sans cela, la « grandeur de la conscience » restera une belle formule à crier depuis la barricade — poésie utile, oui, mais qui ne suffit pas à recoudre le tissu déchiré du politique.

Abdelmadjid : 

C’est exactement l’objet du Chaomain ; il fallait une encyclopédie pour répondre a cette question de déconstruction d’un modèle ; L’état en tant que pouvoir..et faire la reconstruction d’un nouveau paradigme qui pose une question troublante ; peut-on se permettre de continuer sans fin et jusqu’a la fin vers l’extinction ? Peut-on vivre sans état ? Il est temps d’oser impenser !!!

Discussion du texte entre Aissa Mohammedi et Abdelmadjid Benmohammed

Entretien entre Mohammedi Aissa & Abdelmajid Benmohamed

II. Discussion (Suite) du texte entre Aissa Mohammedi et Abdelmadjid Benmohammed ;

Abdelmadjid :
je ne vends rien ici, je n’ai ni maitre ni disciple ni employeurs ni clients … à qui monnayer ma pensée … cette indépendance est la condition fondamentale pour partager sa penser. Ici c’est un partage, pas un marché … je ne fais qu’exprimer mon point de vue fondé sur la monstrueuse réalité historique du totalitarisme subit par l’humanité de part de TOUT État. Depuis la naissance de la première cité jusqu’a ces jours ..Une réalité qui n’est ni idéologique ni idéaliste, elle est monstrueusement réalité ! Ceci est juste un court texte d’introduction et je développe ma vision dans 6 tomes et maintenant 19 … pour assoir ma thèse … avec une approche documenté sur des centaines de référence …

Aissa (réponse) :
L’indépendance proclamée sent le panonceau. Indépendant vous êtes peut‑être des maîtres formels ; vous n’en demeurez pas moins inscrit dans des présupposés analytiques qui sollicitent preuve là où il n’y a que slogans. Affirmer l’universalité historicisée du « totalitarisme de TOUT État » exige ici des démonstrations précises — pas l’annonce d’une future encyclopédie. Le geste rhétorique du « je développe dans 19 tomes » remplace la démonstration par l’épuisement programmé du lecteur : défense classique du texte incomplet.

Abdelmadjid :
Je m’exprime mieux dans le chapitre sur la raison d’État … Les système sont TOUS sous le contrôle d’une élite (capital…) et la démocratie qui devrait permettre cette expression hétérogène est facilement démonté dans les démocraties modernes occidental : Pourquoi Macron comme Trump vont contre la volonté des peuples, choisissent de faire des guerres nullement dans l’intérêt de leur peuple …travaillent –il comme employés pour des lobby ???!!! tu connait trop bien le sénat américain ! la faille démocratique est analysé dans le tome sur le totalitarisme …

Aissa (réponse) :
Affirmer que « TOUS » les systèmes sont contrôlés par une élite capitaliste est une parabole utile, pas une preuve. Vous passez de l’observation — des lobbys influents — à la loi universelle sans expliquer la causalité ni les variations. Macron et Trump violent des volontés populaires ? Peut‑être. Mais vous confondez corrélation (présence du lobbying) et téléologie (les dirigeants comme simples marionnettes). Si la démocratie est « facilement démontée », démontrez les mécanismes concrets ici : financement, captura réglementaire, médias complices — et non l’évident slogan « je traite ça dans le tome ».

Abdelmadjid :
On a les révolutions françaises et russes comme exempne : Elles ont tourné dans une violence incroyable et elle ont juste fait changer le pouvoir de main ; en France pour le compte de la bourgeoise qui a éliminé le Roi et en Russie pour un état statlinien qui a éliminé aussi le pouvoir … passer du capitalisme au socialisme n’a jamais ramené plus de liberté au peuple, au contraire. Demandez à Soljenitsyne

Aissa (réponse) :
Vous plaidez par analogie sanglante et par figures littéraires — Soljenitsyne en étendard — mais ignorez les effets mesurables des révolutions. Oui, violences et trahisons ont existé ; non, cela n’invalide pas mécaniquement toute amélioration matérielle ou institutionnelle produite post‑révolution. Tenir l’échec des conduites autoritaires pour une loi générale, c’est faire des révolutions une chimère thérapeutique plutôt qu’un processus contradictoire où gains et pertes se mesurent cas par cas.

Abdelmadjd :
L’intellectualisme est la chute de la philosophie dans l’idéologie et la l’idéalisme. Il faut les séparer des savants en science sociale … qui essayent eux de faire des analyses critique des sociétés. Durkheim. Max Weber, Herbert Spencer. Pierre Bourdieu, Raymond Aron,.. n’ont rien a voir avec les Michel Onfray, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy…

Aissa (réponse) :
Bien vu : séparer l’exégète sérieux du pamphlétaire est nécessaire. Mais votre dichotomie binaire (savants purs vs penseurs engagés coupables) est trop nette. Les sciences sociales elles‑mêmes ont des présupposés politiques, des choix méthodologiques, des aveuglements. Élever Durkheim et Weber sur un piédestal sans questionner leurs limites conceptuelles (classe sociale, patriarcat, impérialisme) produit l’allergie au doute critique que vous dénoncez ailleurs.

Abdelmadjid :
Je ne comprend pas les idéaux des révolution française (fraternité, égalité, liberté) ou ceux russe (combattre le capitalisme et s’approprier des outil de production..) ou même anarchiste … mais ca dans l’application qu’il y’ a une trahison de ces valeurs …et beaucoup de massacre de passage …

Aissa (réponse) :
Comprendre les idéaux et constater leur trahison sont deux mouvements analytiques distincts. Vous optez pour l’indignation morale — les massacres — sans voir que la trahison peut naître de contradictions internes (pouvoir, impératif de sécurité, bureaucratisation) et d’arbitraires historiques. La question utile : quels mécanismes institutionnels transforment idéal en tyrannie ? Là sont les leviers d’émancipation, pas l’exclamation morale.

Abdelmadjid :
Bien sur j’invente rien ; qui a la puissance aujourd’hui sinon les GAFAM !!!! les chiffres sont présenté dans le livre en détail … il faut pas oublier que ceci est juste un résumé d’introduction a qui on pose des questionnement qui sont traité dans les livres …

Aissa (réponse) :
Dire « je n’invente rien » et renvoyer au livre est une échappatoire. Si vous avancez un chiffre (60 %) vous devez, dans ce format d’échange, fournir la référence précise et la logique d’interprétation. Le résumé d’introduction doit porter sa charge argumentative : avancer des allégations sans source immédiate, c’est transformer le débat en catéchisme.

Abdelmadjid :
Je ne peux répondre à cette question dans ce court article ! il y’a 400 page pour parler de la conscience cosmique … le dernier mystere et dernier salut de l’humanité …

Aissa (réponse) :
Répondre « je ne peux pas ici » répète la tactique de l’autorité différée. Si la « conscience cosmique » est le remède, donnez au moins les instruments minimaux : méthode, agents, risques. Promettre un manuel de salut futur, c’est proposer une religion politique cachée derrière l’érudition.

Abdelmadjid :
C’est exactement l’objet du Chaomain ; il fallait une encyclopédie pour répondre a cette question de déconstruction d’un modèle ; L’état en tant que pouvoir..et faire la reconstruction d’un nouveau paradigme qui pose une question troublante ; peut-on se permettre de continuer sans fin et jusqu’a la fin vers l’extinction ? Peut-on vivre sans état ? Il est temps d’oser impenser !!!

Aissa (réponse) :
L’interrogation finale est noble : penser l’impensé, imaginer au‑delà de l’État. Mais l’invitation à l’encyclopédie ne dispense pas de l’exigence minimale : ici et maintenant, quelles propositions opérationnelles ? La question « peut‑on vivre sans État ? » mérite des scénarios concrets, non le halo mythologique du « Chaomain ». Oser impenser, oui — mais avec cartes, outils et responsabilités, pas seulement slogans millénaristes.

Je ne terminerai pas mon propos sans te livrer mon appréciation globale sur la pertinence de ton intervention:
Je trouve -et apprécie,évidemment-que tu  livres une énergie critique puissante et une érudition revendiquée ; ton diagnostic d’une perversion systémique du pouvoir est juste en large trait. Mais ta stratégie argumentative use trop du renvoi aux tomes et d’affirmations générales sans démonstration immédiate, ce qui fragilise la portée persuasive ici-même. En somme : une charge passionnée légitime mais mal étayée pour un format d’échange — il faut réduire la grandiloquence (je le dis sans péjoratif ) et fournir, point par point, preuves et mécanismes concrets.

III. Discussion (Suite) du texte entre Aissa Mohammedi et Abdelmadjid Benmohammed ;

Aissa :

Je ne terminerai pas mon propos sans te livrer mon appréciation globale sur la pertinence de ton intervention:
Je trouve -et apprécie,évidemment-que tu  livres une énergie critique puissante et une érudition revendiquée ; ton diagnostic d’une perversion systémique du pouvoir est juste en large trait. Mais ta stratégie argumentative use trop du renvoi aux tomes et d’affirmations générales sans démonstration immédiate, ce qui fragilise la portée persuasive ici-même. En somme : une charge passionnée légitime mais mal étayée pour un format d’échange — il faut réduire la grandiloquence (je le dis sans pejoratif) et fournir point par point, preuves et mécanismes concrets.

Abdelmadjid (réponse) :

Passion et grandiloquence ne sont nullement mes points forts ; je maitrise mal la langue française et je suis plus un manipulateur des chiffres que des mots dans mon background.

Vous avez un point ; je n’ai pas donné les arguments que vous attendez pour étayer ma thèse …et vous me renvoyez partout à ces éclaircissent …

mais, reconnaissez aussi que vous me demandez ce qui est impossible ; réduire la complexité du Pouvoir a un article d’une page … nous sommes donc dans une impasse de méthodologie, Pourquoi ne pas procéder autrement pour plus de rigueur ; Je vous envoie un tome et on fait ensuite la critique ???

Finalement Merci pour vos critiques, il me permettront de faire plus attentions à vos points, mais dans le livre .. surement pas ici, ce n’est pas le lieu approprié, car il faut la totalité des arguments pour éviter de se faire traiter des questions dont les réponses sont dans le livre et je ne peux les reproduire … ici …c’est la raison pour laquelle n’écrit des livres ; pour aller aux détails ….avec des centaines de références aussi pour confirmer des points …

 

 

 

 

 

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1 comment

Aissa Mohammedi janvier 25, 2026 - 4:38 am
Mon cher Abdelmajid , j’espère et j’attends de cet espace de discussion un rapport tonique avec les idées que vont charrier les uns ou les autres de nos articles , un rapport de" bonne sante" aurait dit Nietchez ,loin de toute complaisance stérile et de démarche infra-verbale improductive. Je choisis une discussion sans concession — pas pour agresser, mais pour creuser : j’évite les ronrons complaisants et j’attends la même rigueur en face.Disons de suite oui aux heurts d’idées, aux coupes franches et aux défis argumentés ; je reçois tout cela en fair-play, fidèle à l’adage de M. Nouaima : « من غربل الناس نخلوه ». Cher ami ,je trouve que dans cet article ,au-delà de son intérêt et pertinence ,vous voulez nous vendre une épiphanie tragique : le pouvoir serait cet automate plébéien, fabriquant chaînes et résistances dans une boucle sans sortie. Noble intention, mais l'exposé s'effondre sous le poids de ses binarismes confortables et de ses métaphores recyclées — du "pouvoir = violence/ richesse/ connaissance" qui sonne plus comme une recette de manuel paranoide que comme une analyse vivante. C'est commode : réduire l'histoire à des forces atomisées évite la saleté des nuances, les compromis, les alliances contre-intuitives qui font la politique réelle. Bref, l'essai se contente de peindre le dragon ; il n'ouvre jamais la porte de l'écurie pour montrer qui nourrit la bête. Première faille : l'essentialisme de l'État et la paresse théorique. L'État est décrit comme monstre unifié, homéostatique, omnipotent — oubliant que les États sont des palimpsestes d'intérêts contradictoires, de bureaucrates myopes, de fonctionnaires corrompus, d'experts anxieux et d'institutions qui se contredisent. Crier que "tout système est conservateur" est vrai comme slogan de manif', mais faux comme proposition explicative unique : les systèmes incorporent aussi des logiques d'innovation, des clefs de fuite et des failles que des acteurs hétérogènes exploitent. La révolution n'est pas toujours reproduction mécanique du pouvoir ; parfois elle fracture des dispositifs jusque-là consolidés et crée des institutions réellement différentes — incomplètes, imparfaites, oui, mais nouvelles. Deuxième faille : la théorie du complot soft. L'idée que "les élites intellectuelles de service" fabriquent des idées totalitaires pour asservir est une métaphore séduisante mais insuffisante. Elle confond capture et complicité consciente avec capture structurelle et intérêt matériel. Les intellectuels peuvent être bourgeois, serviles, critiques, inconsistants — mais souvent ils bataillent avec contradictions internes, rivalités et embarras éthiques. Réduire leur rôle à celui de prestidigitateurs de l'aliénation gomme les luttes idéologiques internes, les dissidences et les dissensus qui font avancer les idées. Troisième faille : l'approximation historique et l'usage de l'exemple comme massue. Révolution française, marxisme, anarchisme, luttes anticoloniales — l'auteur les traite comme des acteurs interchangeables d'un scénario tragique : toujours le même rideau qui retombe. Cette lecture téléologique sacrifie l'analyse historique au profit d'une narration moralisante : oui, les révolutions trahissent parfois leurs promesses, mais parfois elles transforment radicalement les conditions matérielles (santé publique, droits civiques, redistribution). Une critique sérieuse aurait pesé gains et pertes, analysé la contingence et non récité des sentences. Quatrième faille : la sur-simplification techno-capitaliste. Dire que Google, Amazon, Facebook "ont contribué à 60%" au financement politique et conclure que tout est acheté ferme la porte à l'étude des régulations, des contre-pouvoirs, des mouvements citoyens qui réapproprient la data. La connaissance comme "nouvelle puissance" est une piste fertile, mais elle demande une anatomie fine : qui contrôle quels algorithmes ? Comment les plateformes articulent-elles profit et gouvernance ? Simplement jeter des noms et des chiffres vagues donne au texte l'air d'un pamphlet informé sans fournir d'outil d'émancipation. Enfin, la proposition normative — un "Art de la résistance cosmique" — est séduisante par son lyrisme mais creuse en stratégie. Connaître la connaissance, comprendre l'État, avoir un projet : triade impérative, certes, mais sans méthode elle reste manifeste poétique. On attend des instruments : comment socialiser la connaissance sans la bureaucratiser ? Comment fracturer les oligarchies de l'information sans retomber dans un État techno-autoritaire ? Comment construire institutions qui incorporent responsabilité et pluralisme ? Conclusion tranchante : vous avez certainement raison sur la dynamique cyclique pouvoir/contre-pouvoir, et vous rappellez à juste titre que la culture peut être une prison plus sournoise que la contrainte physique. Mais la proposition s'essouffle quand elle se réfugie dans l'essentialisme, la colère générale et la rhétorique du complot. Pour transformer l'indignation en puissance émancipatrice, il faut quitter la métaphore guerrière et descendre dans l'usine politique : cartographier acteurs, mécanismes, dépendances matérielles et technologiques ; produire stratégies d'alliance transversales et institutions capables de rendre la connaissance commune plutôt que capitalisée. Sans cela, la "grandeur de la conscience" restera une belle formule à crier depuis la barricade — poésie utile, oui, mais qui ne suffit pas à recoudre le tissu déchiré du politique.
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