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L’Ombre d’un Mandat : Radioscopie de la Députation en Algérie

by عيسى محمدي
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L’actualité éditoriale offre parfois des effets de miroir éclairants. Les travaux de Julien Boelaert consacrés à la « professionnalisation » des députés français mettent en évidence, par contraste, certaines pathologies propres à notre champ politique national. Tandis que le système politique français, quoi qu’on en dise, tend à se refermer sous l’effet d’une survalorisation des cursus et de la technicité institutionnelle, le système algérien semble, pour sa part, s’être orienté vers une logique différente, que l’on pourrait qualifier d’ingénierie de l’effacement

La sélection par le vide : une trajectoire inversée

Là où la sociologie politique mondiale observe une montée en puissance de l’expertise au sein des parlements, le contexte local semble privilégier une « disponibilité de principe » au détriment du savoir. Le métier de député ne s’appréhende plus comme l’aboutissement d’un cursus militant ou d’une maîtrise thématique, mais comme un segment de représentation dont la principale vertu est la non-interférence.

Cette non-interférence s’appuie sur un renoncement spectaculaire à l’effort intellectuel, érigeant l’absence de lecture en signe distinctif de la fonction. Dans les travées de l’Assemblée, l’acte de légiférer s’accommode d’un degré d’initiation rudimentaire, où le vocabulaire de base de la gestion d’un État semble relever de la langue étrangère. On ne compte plus les interventions où l’ignorance s’affiche sans fard, confondant les agrégats économiques les plus élémentaires : du PIB à la balance commerciale, jusqu’à la définition même de l’inflation. Cette « diète littéraire » confine au tragi-comique lorsqu’un élu, acculé par une caméra à citer une référence ayant nourri sa réflexion, s’avère incapable d’inventer le moindre titre d’ouvrage profane, se réfugiant derrière le caractère national d’une charte quelconque ou d’un document officiel d’institution ou encore derrière le caractère sacré du Coran pour masquer une bibliothèque désespérément vide.

Une préférence structurelle pour le « Zéro Préparation »

Cette « vocation » nouvelle, dépourvue de préparation doctrinale, installe une forme de vacuité opérationnelle dans les allées du pouvoir. Ce n’est pas tant une « tolérance » de la médiocrité qu’une préférence structurelle pour des profils dont le silence — ou l’incohérence — garantit la fluidité des décisions prises ailleurs. La praxis politique se réduit alors à une chorégraphie protocolaire, où la dignité de la fonction est indexée sur le privilège et non sur l’impact législatif.

Le député, au lieu d’être le rempart de la loi, en devient le simple spectateur rémunéré. Cette absence de « profondeur de banc » intellectuelle transforme la chambre en une structure de résonance plutôt qu’en un laboratoire de la nation. L’asymétrie de l’information est totale : face à une administration centrale hypertrophiée, l’élu sans bagage est condamné à la validation par défaut ou à l’agitation stérile pour la galerie.

La dignité contre la rente

Le « système », ici, ne se définit pas par un monopole de diplômes, mais par une étanchéité des circuits de décision. Cette configuration favorise l’émergence d’une classe de délégués dont la carrière dépend de leur capacité à naviguer dans les eaux calmes de l’allégeance, loin des remous de la proposition audacieuse ou de la contradiction sourcée.

Le constat est impérieux : la déconnexion entre le mandat et la compétence n’est plus seulement un défaut de casting, c’est une faille organique. Lorsque la « zéro préparation » devient la norme acceptée dans les étages de la responsabilité, c’est la qualité même de la norme juridique qui s’effondre. Réhabiliter le métier de député en Algérie exige de sortir de la logique de la « rente de représentation » pour aller vers une exigence de compétence radicale. Sans cette mutation, la praxis politique restera confinée à une mise en scène sans acteur, et la dignité parlementaire, un lointain souvenir de papier.

 

Discussion

Abdelmadjid Benmohammed
Tout le constat est dans cette phrase de Mr. Mohammedi Aissa: ‘la déconnexion entre le mandat et la compétence n’est plus seulement un défaut de casting, c’est une faille organique’ … J’aurais dit systémique, car un organe nécessite une organisation biologie vivante, c’est a dire capable de lutter contre l’entropie du désordre et du temps, mais un système est une structure morte qui ne peut que subir l’entropie du temps comme l,acier devient de rouille (l’entropie est la fonction du désordre, d’après la deuxième loi du désordre (de Carnot), elle ne peut que rester constante ou qu’augmenter dans le temps … mais jamais diminuer … elle est aussi irréversible comme

Mohammedi Aissa
Abdelmadjid Benmohammed
Ta précision sur l’entropie transforme ma « radioscopie » en un verdict de physique sociale. Si l’on suit la métaphore qu’en brillant disciple de Carnot tu as construite , le député « zéro préparation » n’est pas seulement un mauvais acteur, il est l’agent accélérateur de la rouille. Il est celui par qui le système cesse de transformer la volonté populaire en énergie législative pour ne plus produire que de la chaleur inutile : du bruit, des privilèges et de la vacuité.
Cependant, là où le système est effectivement une « structure morte » condamnée à la corrosion, la dignité du politique réside précisément dans sa capacité à être une néguentropie (l’inverse de l’entropie , pour ceux de nos amis cet affreux vocable choquerait ).
Ma proposition de « compétence radicale » n’est pas une simple demande de diplômes, c’est un appel à réinjecter de l’intelligence vivante dans une carcasse d’acier rouillé. Si le système est mort, il ne s’agit plus de le réformer, mais de le remplacer par une organisation biologique — une véritable représentation nationale — capable de lutter contre le désordre.
En somme, l’exigence de compétence est notre seule arme contre la fatalité de Carnot. Car si la rouille est irréversible pour l’acier, la conscience, elle, reste la seule force capable de briser la flèche du temps et de reconstruire sur les ruines de l’effacement.

Abdelmadjid Benmohammed
on pourrait discuter plus a vive voie une autre fois de ce plus grand problème plus vaste que notre cher député local est qui est impossibilité de représenter une population par n’importe quel système (mathématiquement aussi) … les humains ont essayer depuis la création de la Cité et n’ont jamais réussit … et ne réussiront jamais …

Mohammedi Aissa
Abdelmadjid Benmohammed
Ton propos fait probablement référence au Théorème d’impossibilité d’Arrow (Prix Nobel d’économie). A Condorcet aussi, peut être. Ce théorème démontre mathématiquement qu’il est impossible de définir un mode de scrutin qui permette de transformer de manière cohérente les préférences individuelles en une décision collective, sans être soit dictatorial, soit incohérent.
Je suis d’accord pour un échange de vive voix .J’apprecie déjà ta remarque qui porte la marque d’une radicalité salutaire : elle nous rappelle que la représentation politique est, par essence, une asymptote. Mathématiquement, la courbe de l’élu ne touchera jamais la droite de la volonté populaire. C’est un horizon fuyant.
Cependant, si la représentation parfaite est impossible, la trahison par l’ignorance, elle, est tout à fait évitable.
C’est là que se situe ma ligne de crête : puisque nous savons que le système est mathématiquement imparfait, la seule chose qui nous sépare du chaos ou du nihilisme est la dignité de l’effort. Si le député ne peut pas « être » le peuple, il a le devoir sacré d’être à la hauteur de la complexité du monde qu’il prétend réguler.
Le drame algérien que je décris n’est pas celui d’une erreur mathématique de représentation (que nous partageons avec le reste du monde), mais celui d’un renoncement à l’intelligence.L’intelligence de groupe chez nous n’a jamais été exigeante envers l’intelligence individuelle.Ici , le nihilisme de notre être et conscience collective est abyssal.La permanence de la règle de vote qui pose « notre âne à nous plutôt que le cheval des autres » « حمارنا ولا عود الناس » est là pour attester l’echec répété de la naissance d’un « Nous  » conscient de lui même. Cependant ,cette impossibilité de représenter ne justifie pas la « diète littéraire ». Au contraire : plus la mission est impossible, plus l’exigence de compétence doit être radicale.
Si la Cité est condamnée à ne jamais réussir parfaitement sa représentation, elle ne doit pas pour autant se résoudre à être gouvernée par la rouille. La dignité, c’est justement de continuer à construire une structure pensante là où les mathématiques nous prédisent le vide.

Abdelmadjid Benmohammed
« Si le député ne peut pas « être » le peuple, il a le devoir sacré d’être à la hauteur de la complexité du monde qu’il prétend réguler.’ … Vraiment !!! ici, on rentre dans quelque chose de plus profond ; la nature humaine et non sa culture ou sa raison (une sublimation de l’esprit) … tu fais ‘confiance’ a la conscience du député d’être a la hauteur; ce qu’il ne peut être … si ta théorie ou concept de dignité etc …est valable scientifiquement, il auraient déjà existé depuis la création de la cité … depuis des millénaire, laissons l’histoire nous prouver les lois … ce n,est pas du nihilisme, c,est de l’illumination ; sortir de la caverne de Platon et regarder le soleil en face sans se crever les yeux … nous sommes condamnés a l’entropie qui n’est pas dans notre culture mais dans notre nature (lire le gène égoïste de Dawkins) … nous sommes juste une autre espèce de bestiaux, certes les plus évolués mais dans la bestialité … rien de spécifique en dehors des seuls lois qui existent ; ceux de la nature …

Mohammedi Aissa
Abdelmadjid Benmohammed
Ta lecture de Dawkins est implacable, mais elle oublie une chose : l’évolution nous a dotés d’un cerveau capable de contredire nos gènes. Nous sommes la seule espèce capable de faire une grève de la faim pour une idée, ou de mourir pour une vérité mathématique.
À ton pessimisme biologique face au Tragique de la condition humaine, j’oppose un sens de l’insoumission radicale. C’est ce que le vocable coranique de l’Istikhlaf (la lieutenance/responsabilité) rend par l’idée d’un mandat sacré, et que le langage laïc définit comme un humanisme combatif. C’est l’« honneur » chez Camus ou le lumineux « Oui-au-monde » de Nietzsche.
Voici les points de clarté que je souhaite apporter à notre échange :
La Science pour ouvrir, non pour clore : Là où tu utilises la science pour sceller le débat (« c’est la loi de la nature »), je l’utilise pour l’ouvrir. La vie est, par définition, ce qui résiste à l’entropie. Ma radicalité se joue là : utiliser le terrain de la thermodynamique pour justifier la nécessité de l’effort, et non de la résignation.
La Dignité comme acte technique : La dignité n’est pas une fadaise sentimentale pour esquiver la cruauté du réel. C’est un « dispositif » de résistance à la dégradation. Si nous ne sommes que des « bestiaux » soumis à l’entropie, alors le Parlement n’est qu’une étable. On ne reproche pas à la rouille d’exister, mais nous ressentons l’injustice de cette « faille organique ». Ce sentiment est la preuve que nous ne sommes pas résignés.
Le refus du nihilisme caché : Ta vision offre, malgré son élégance, un « permis de dévorer » au pouvoir — une sorte de monde « trumpiste » où la force brute fait loi. Contre cela, je veux remettre le Minaret au milieu du village politique : non pour le dogme, mais pour appeler à la vision des prophètes et de la Révélation (le Sens) contre celle des Pharaons (la Puissance brute).
En conclusion : Il y a dans ton analyse un amalgame entre « ce qui est » (la nature brute) et « ce que nous pouvons faire » (la culture). Tu utilises la science pour justifier un « mourir lucide les yeux ouverts ». Or, la science est aussi l’outil qui nous permet de voler alors que nous n’avons pas d’ailes.
À ton consentement froid à une Vérité implacable, j’oppose l’exigence humaine, sans cesse renouvelée, de Sens. La rouille est naturelle, mais la dignité est un choix. C’est ce choix qui fait de nous des hommes, et non de simples agrégats de gènes égoïstes.

Abdelmadjid Benmohammed
 » l’évolution nous a dotés d’un cerveau capable de contredire nos gènes. ? ». reste a découvrir et prouver par la science … car seule la science )m^me encore incomplète) est le repère pour moi … l’honneur de Camus est contredit par son déshonneur … ce n’est pas moi (impuissant) qui offre au pourvoir (puissant) un permis de dévorer … c’est la réalité … je crois que toute relation humaine est une relation de force … La différence entre nos deux pensées est que la nature humaine est réal plus que réaliste et établit et confirmée par l’expérience historique … et l’autre est dans l’espoir sur l’humain … jamais prouvé dans l’histoire …. je suis plus en phase avec l’histoire et l’avènement de la Machine me prouve … l’entropie mème toujours au chaos, a l’extinction et la bifurcation qui laisse place a une autre espèce plus adaptée … nous sommes juste une erreur de l’évolution que la nature va vite corriger … je parle de la grande histoire ; celle qui commence avec le Big-bang … la création de la Nature sur terre que nous subissons et qui nous façonne comme toute autre chose … Nous ne pouvons êtres contre ses forces par notre insignifiance … nous ne sommes pas le nombril de l’univers (cosmos, nature, quantique) pour l’opposer … les passions humaines n’y feront rien … notre Égo et notre Cupidité sont illimités … mais notre Nature ne peut les satisfaire …

Abdelmadjid Benmohammed
« Il est déprimant de savoir que tant de splendeur, tant de belle vitalité a dû périr et que nous marchons au milieu des ruines. Le plus noble et le plus beau nous fut arraché par l’histoire: les passions humaines l’ont ruiné. Tout semble voué à la disparition, rien ne demeure. Qui a vu les ruines de Carthage, de Palmyre, Persépolis, Rome sans réfléchir sur la caducité des empires et des hommes, sans porter le deuil de cette vie passée puissante et riche », Hegel

Mohammedi Aissa
Abdelmadjid Benmohammed
Ta vision hégélienne de l’histoire comme un « banc de boucherie » est impressionnante de cohérence.
J’apprecie qu’elle s’appuie sur l’argument puissant de la linéarité du temps et la puissance de l’entropie. En citant Hegel sur la caducité des empires, tu affirmes que l’histoire n’est qu’un cimetière. Pour toi , la « réalité » est une force brute (force de frappe, force des gènes) contre laquelle l’idée ou l’honneur ne sont que des bruits insignifiants.
Ce que j’apprecie par contre moins, est que ce credo plus idéologique que scientifique ignore que l’évolution n’est pas qu’une suite de destructions, c’est aussi un processus d’émergence. La vie est, par définition, la seule force qui, localement, inverse la flèche de l’entropie.
Evidemment ,tu peux toujours me rétorquer que le cosmos que tu veux habiter en tant
qu’intellectocene n’est pas là pour être ou ne pas être apprécié par mon humble personne.Soit.J’apprécie çà aussi.Je te demande juste de patienter un peu en me permettant d’opposer à ton réalisme des faits scientifiques que la biologie et la physique du XXIe siècle ont portés à la lumière. Tu réclames des preuves ? En voici :
1. L’Épigénétique : La preuve par le corps Tu doutes que nous puissions contredire nos gènes ? C’est pourtant le cœur des travaux de Joël de Rosnay et de toute l’épigénétique moderne. Le gène n’est qu’une « suggestion » ; c’est l’interaction de l’individu avec son environnement (sa culture, ses choix, sa nourriture, sa pensée) qui détermine l’expression de son ADN. Nous sommes les co-architectes de notre propre biologie. Si la science est ton seul repère, elle te dit aujourd’hui que nous ne sommes plus les esclaves de DawkinleJe ne développe pas plus , par souci de place , ce sujet qui est une nourriture quasi-quotidien ,en matière de conversation, dans ma petite famille à San Francisco où un membre de ma famille est directeure du service de genomics de Stanford , service pilote des maladies génétiques non encore identifiées ( voir site stanford). Disant cela, je n’y puise aucune autorité,je veux juste dire que , dans notre présent propos, je ne fais pas d’ emprunts de circonstance à Google.
2. La Néguentropie : La vie comme insurrection Tu dis que l’entropie mène toujours au chaos. Physiquement, c’est vrai pour les systèmes clos. Mais la vie, et par extension la conscience humaine, sont des systèmes ouverts. Comme l’a démontré Ilya Prigogine (Prix Nobel de chimie), dans des conditions de déséquilibre, la matière s’auto-organise en « structures dissipatives » d’une complexité supérieure. La vie n’est pas une « erreur de l’évolution », elle est la néguentropie en action : une insurrection de l’ordre contre le désordre.
3. La Machine et l’Indéterminé Tu vois dans l’avènement de la Machine la fin de l’humain. J’y vois au contraire le moment où l’humain doit enfin assumer sa spécificité : la capacité de créer du Sens là où la machine ne produit que du Calcul. La machine subit les lois de son programme ; l’humain est le seul être capable de l’indéterminé, de l’imprévisible, de la bifurcation créatrice.
4. Hegel et le « Oui-au-monde » Tu cites la caducité des empires chez Hegel. Mais Hegel dit aussi que « l’Esprit est plus fort que la Nature ». Si les ruines de Carthage nous attristent, c’est parce qu’il reste en nous un Idéal qui survit à la pierre. Ma « compétence radicale » n’est pas un espoir naïf, c’est une stratégie de survie systémique. Si nous acceptons d’être des « bestiaux », nous serons traités comme tels. La dignité est le nom que nous donnons à notre refus de nous dissoudre dans l’entropie.
Conclusion : Regarder le soleil en face, ce n’est pas seulement voir le vide du cosmos, c’est voir que nous sommes les seuls yeux par lesquels l’univers se contemple. Nous ne sommes peut-être pas le nombril du monde, mais nous en sommes la conscience critique.
Ma radicalité n’est pas un romantisme, c’est une physique de l’insoumission. Le Minaret au milieu du village n’est pas là pour glorifier le passé, mais pour rappeler que l’humain, par l’Istikhlaf (sa lieutenance responsable), est le seul être capable de dire « Non » à la fatalité de la rouille. La science nous a donné des ailes par l’esprit ; ne nous servons pas d’elle pour nous clouer au sol.

Abdelmadjid Benmohammed
‘ l’évolution n’est pas qu’une suite de destructions, c’est aussi un processus d’émergence’ exacte tous les historien comme ibn Khaldun on en déjà parlé de cycles .. c’est la loi de tous ; naissance, croissance, décroissance et mort ; empire, comme culture comme civilisation suivent ce cycle … mais c’est pas nous qui renaissons, c’est d’autres … mais il y’ a la suite de la courbe des cycle dans les sciences de la complexité et du chaos … extinction et la bifurcation ; l’arbre de la vie a des branches … l’évolution n’est pas sans fin … et notre espèce n’est pas différente … combien d’espèces ont déjà disparut … sommes nous si unique dans le cosmos avec ces 3 trillons de Galaxies !!! pour la première fois dans l’histoire de la Vie sur terre, nous seront la seule espèce qu fera sa propre disparition car nous sommes intelligent, raisonnable, et top humain … … avec nos armes de destruction massive déjà présente et des humains toujours avide de puissance .. La disparition de l’humanité est envisagée par pleine s de possibilité : écologique (milieu détruit; dépassement des limites planétaires, Pandémies globales), technologique (puissance incontrôlée, Armes de destruction massive nucléaire, biologique ou chimique), Intelligence artificielle (non maîtrisée), morale (perte de sens), cosmique (météores), tous est la mon ami … Gaza a réussit a me convaincre de notre impuissance … j’arrête mon horreur hhh time will tell … anyway who cares ? anyway ,,, sorry for this long long argument …

Mohammedi Aissa
Abdelmadjid Benmohammed
Mon cher ami,
Je reçois ton constat avec la gravité qu’il impose. Ta fresque, qui va de l’astrophysique aux décombres de Gaza, dessine un réalisme du désastre que nul ne peut ignorer. Si l’histoire n’est qu’une succession de cycles khalduniens voués à l’extinction, alors l’insignifiance de nos efforts semble mathématiquement scellée.
Cependant, c’est précisément au bord de cet abîme que nos chemins se séparent avec courtoisie.
Là où tu vois dans l’imminence du chaos la preuve de notre inanité, j’y vois l’urgence absolue de notre responsabilité. Si nous sommes effectivement cette espèce singulière capable de programmer sa propre fin, nous sommes aussi la seule capable de concevoir l’idée de Justice au milieu d’un cosmos indifférent.
Gaza, dans son horreur, ne prouve pas seulement notre impuissance physique ; elle révèle, par le cri de conscience qu’elle soulève, que l’humain reste une structure dissipative d’un genre particulier : un être qui, même acculé à l’extinction, s’obstine à produire du Sens.
Ma « compétence radicale » et mon « imagination au pouvoir » ne sont pas des dénis de la réalité tragique que tu décris. Ce sont des actes de néguentropie morale. Puisque « Time will tell », choisissons de ne pas être les spectateurs passifs de la rouille, mais les artisans, même précaires, d’une dignité qui refuse de s’éteindre avant l’heure.
L’histoire retiendra peut-être notre disparition, mais elle retiendra aussi que nous avons été l’espèce qui a tenté de transformer son passage dans l’univers en une œuvre d’intelligence et d’honneur.
Sur ce point, laissons le temps être le seul juge. Merci pour ce dialogue qui honore l’amitié et la pensée.

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